Les chances de succès des recours entrepris contre cette révocation seront d’autant plus élevées que la mobilisation aura été importante.
Vous pouvez écrire au Ministre de l’Education nationale, à qui il revient de se prononcer sur le premier recours, « recours gracieux », formé contre la révocation, et au Premier Ministre pour leur indiquer votre étonnement et votre indignation quant à cette révocation pour le moins surprenante.
Vous pouvez également écrire à votre député, surtout s’il ne s’appelle pas Christian Vanneste ou Christine Boutin, pour l’informer de l’affaire, et lui demander d’interroger le gouvernement à ce propos.
Vous pouvez protester en écrivant à la direction de l’encadrement de l’éducation nationale.
N’hésitez pas à contacter toutes les associations défendant la liberté d’expression ou les droits des minorités que vous connaissez et tous les journaux que vous lisez.
Enfin, tous ceux qui ont lu le blog en question sont invités à apporter leur témoignage, que ce soit à la presse, à l’administration ou aux responsables politiques.
Quelques adresses :
M. Gilles de Robien, Ministre de l’Education nationale,
Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07
M. le Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75007 Paris
Toutes les adresses des députés à l’Assemblée Nationale sont sous la forme suivante :
M. ou Mme [nom du député]
Casier de la Poste, Palais Bourbon,
75355 Paris 07 SP
Vous pouvez leur écrire directement dans leur circonscription. Vous trouverez les adresses ici (N.B. : tous les élus n’étant pas forcément familiers du Net et rodés au courrier électronique, il vaut mieux leur écrire par voie postale que par mail)
19/01/06 - 13:45
Pour Info, Libé du 18/01/2006 :
"L'homophobie divise la droite européenne
L’homosexualité reste en travers de la gorge de la droite italienne et polonaise mais aussi d’une partie de la droite française manifestement travaillée par de vieux réflexes papistes... Ils ont voté, hier, contre une résolution du Parlement européen condamnant « l’homophobie dans l’Union européenne » présentée par le député finlandais Alexander Stubb (PPE-DE, c’est-à-dire conservateur). Elle a néanmoins été adoptée par 468 voix contre 149 et 41 abstentions, ce qui est rassurant pour les valeurs que défend l’Union. Mais le PPE-DE (démocrate-chrétien et conservateur), le principal groupe politique du Parlement, est apparu profondément divisé, un tiers de ses troupes étant clairement réactionnaire.
Côté français, l’UMP s’est particulièrement distinguée : huit députés sur dix-sept ont voté contre ce texte qui condamne les manifestations d’intolérance à l’égard des gays et lesbiennes et appelle la Commission et les Etats à prendre des mesures afin de lutter les discriminations et assurer l’égalité sociale et juridique (en filigrane se dessine le mariage homosexuel). On note en particulier les noms d’Alain Lamassoure, de Nicole Fontaine, d’Ambroise Guellec, de Margie Sudre… mais aussi celui de Tokia Saïfi ! L’UDF Bernard Lehideux s’est, lui, abstenu.
Côté polonais, Droit et justice, le parti actuellement au pouvoir, les « libéraux » de la Plate forme civique et les populistes de la Ligue des familles se sont opposés comme un seul homme à cette résolution, tout comme les Italiens de Forza italia, d’Allianza nationale et la Ligue du nord. Pis : la Margharita, le parti de Romano Prodi, s’est courageusement réfugiée dans l’abstention. Enfin, on note que la très conservatrice présidente de la commission des droits de la femme, la Slovaque Anna Zaborskà, qui a poursuivi et fait condamner les journaux, notamment Libération, qui avait osé rapporter que ses opposants lui prêtaient des propos homophobes dans son pays, a aussi voté contre… Un hasard, sans doute.
La réunion du groupe PPE-DE, mardi soir, consacrée à ce sujet, a été particulièrement agitée. « La discussion a été, disons, virile », raconte Patrick Gaubert, de l’UMP. « On a entendu des propos un peu dingue ». Alexander Stubb, le rapporteur, a été stupéfait de la réaction de plusieurs députés conservateurs qui ont souligné, par l’outrance de leurs propos, à quel point cette résolution est nécessaire. Selon l’un des participants à cette réunion à huit clos, plusieurs députés se sont opposés à ce qu’on condamne l’homophobie parce qu’on « a le droit de ne pas aimer les homosexuels. On ne va pas condamner les gens qui n’aiment pas les animaux »… Un député français de l’UMP, excédé par ces manifestations d’intolérance, a conseillé à l’un de ses collègues originaire d’un pays d’Europe de l’est d’aller siéger à l’extrême droite. Ambiance."
jj (visiteur)